les 8 / 9 / 10 Juillet 2016

Saint Pierre La Palud

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LES PETITS POTINS DE Françoise

AVANT-AVANT DERNIER PETIT POTIN (publié le 24.07.16)

 

Il m'aura fallu pas moins d'une dizaine de jours après le spectacle pour écrire le dernier potin de la Saga Mangini.

Ultime bavardage qui, en fait, en regroupe trois.

 

1 - L'Installation

2 - La Générale

3 - Le Spectacle

 

Dix jours nécessaires pour que se re-connectent mes neurones mis à mal par l'excès de travail, de pression, de fatigue

et un manque de sommeil critique …

 

Mais je ne pouvais laisser en reste mes quelques lecteurs/fans accrocs à mes petits potins malins. (si si il y en a)  Non que ce soit de la grande littérature, mais une aventure ne s'écrit elle pas au fil des jours avec un début et une fin ?

 

Aussi, je me prête volontiers à ce jeu "phraséologique" pour ne pas dire "verbomanique" en vous livrant, même tardivement, les secrets, les histoires, les coulisses de cette grande et belle aventure qu'à été la préparation du spectacle de cette Saga.

 

Comme je l'espérais, le spectacle a été une réussite. Et, à en croire le public venu nombreux, même une réussite absolue !

Mais impossible de vous laisser croire que cela se soit fait sans difficulté … ce serait mensonge !

Car, contre le sort jeté sur nous depuis le début des opérations, rien n'y a fait …

 

Ni les incantations, prières, invocations et autres litanies faîtes à tous les saints du ciel et d'ailleurs. Ni les quelques 200 bougies brûlées en 5 jours … ce qui fait si l'on compte bien 40 bougies à la journée (d'où l'expression en voir 36 chandelles … 4 de plus, on a frisé le knock out !) , quelques danses hirsutes où j'ai dû me ridiculiser (heureusement seule face à mes chats), des flots de paroles tentant de comprendre, d'analyser, de réconforter … des actes minimes au don littéral de soi, bref rien n'y a fait !!!

 

L'esprit malin qui n'a cessé de nous chercher des noises a dû bien se fendre la poire, car ce qui va suivre relève de l'acharnement, de l'obstination voire de la tyrannie … si, si je pèse mes mots !

 

Cela a commencé avec l'hospitalisation urgente de notre cher Président Philippe qui s'est transformé en une nuit en usine a cailloux. Ces mauvais calculs (jeu de mots évident !) l'obligeront jusqu'au dernier jour au repos forcé et, du coup, contraindra le reste de l'équipe à retrousser les manches pour parer à ce mauvais coup du sort …

 

1 - L'INSTALLATION

 

Après avoir galéré une fois de plus avec la récupération des clés et savoir qui pourrait assurer l'état des lieux à la place du chef et trouver la personne de la mairie qui viendrait, car le préposé à cette fonction était absent ce jour là et gnagnagna et gnagnagna … une histoire de fous je vous dis !!! … donc, après ce nouveau galion (oui car le mot galère en devient  presque anodin), Florent débarrassé de quelques avaries techniques, embouteillages et autres billevesées, commence l'installation des platines, consoles et autres appareils. Vu le retard dans notre planning, je me dis que, c'est sûr, nous allons y passer la nuit. J'entends déjà résonner la sentence qui dit  "attention les mots sont des mantras"  … que n'ai je écouter cela car n'y allons pas par 4 chemins nous y avons passer la nuit !!!

 

Jean-Lionel , qui n'en est pas à une gentillesse de plus, débarque pour nous seconder, avec un panier rempli de mets délicieux et une glacière remplie de divers breuvages annonçant, au vu de la quantité, que la nuit va être longue. Il l'a pressenti le bougre ! Il connaît bien la bougresse et son perfectionnisme.

 

Après le réconfort, l'effort ! Et zou c'est parti …

 

Installation des rideaux, de l'écran géant qui couvre tout le fond de scène, de quelques projecteurs au sol et des rampes de lumière en arrière scène . Puis c'est au tour de l'énorme vidéo projecteur qui servira à projeter l'ensemble des films et images qui constituent la scénographie puisque aucun décor n'est prévu (voir premiers potins).

 

Et là, là,  l'ectoplasme du XIX siècle, qui commence sérieusement à nous courir sur le haricot, nous assène un autre coup. Un coup violent, vicieux même. Un de ces coups qu'on attendait pas, un coup foudroyant !

 

Florent constate avec stupéfaction qu'il lui manque un mètre de profondeur pour pouvoir se servir du rétro-projecteur ???

 

Alors là, incompréhension totale, roulement de mon tambour intérieur, chamboulements extrême dans mes viscères, martelage intense dans mon cerveau,

c'est sûr cette fois, je vais craquer … JE VEUX DISPARAÎTRE !!!

 

Mais face au stoïcisme forcené des deux garçons dignes de lémuriens au sortir de leur hibernation, je capitule, je baisse les bras, je lâche prise et je m'accroche avec le peu d'énergie qu'il me reste à ces lieux communs que d'habitude j'adore prononcer et qu'il me balance à la face … "On va y arriver ", "pas de panique on va trouver, "un problème, une solution" … On dirait la trilogie d'une série B et moi un de ces personnages pathétiques qui oscille entre le "je n'en peux plus", le "s'il vous plaît achevez moi!" et le très célèbre "je me meurs" …

 

A la seule pensée de ré-écrire pour la 4ème fois ma mise en scène juste à la veille de la générale, je vacille. C'est au dessus de mes forces … je pleurniche sur ce sort qui nous est jeté. On dirait un poisson rouge convulsant hors de son bocal prêt à passer l'arrête à gauche … j'étouffe !

 

Pour me garder en vie, les garçons imaginent toutes les possibilités possibles (si, si dans un cas d'urgence ça se dit). Ils montent et démontent tour à tour différents projos. Ils vont même jusqu'à en hisser un en espérant que je dirai oui à cette ultime proposition … mais, même à l'agonie, je ne céderai rien sur la qualité et la qualité en l'occurrence, c'est ce projecteur prétentieux qui se prend pour une star en nous imposant plus de distance.

 

Notre succès et notre libération ne tiennent qu'à ça … un petit mètre de rien du tout !  Me cherchant des raisons de continuer,  je repense à Cléopâtre la Grande qui ne s'est pas arrêtée, elle, pour quelques centimètres  … je m'incline donc avec humilité devant l'histoire de son appendice nasal et décide de me ressaisir, car c'est pas tout ça, le temps presse, il est déjà 3 heures du matin et je sais maintenant qu'on ne dormira pas cette nuit.

 

Refusant de céder à l'ancêtre récalcitrant, me fichant résolument qu'il soit un cadavre embétonné, une affaire non résolue ou l' erreur de jugement d'un sorcier vaudou, je décide d'installer le projo en devant de scène et de voir après, (si nous survivons) comment résoudre le problème des ombres projetées … non mais !

 

4 heures du matin, Jean-Lionel gît sous les tapis noirs qui servent habituellement de coulisses. Ses ronflements rythment le silence pendant que je regarde l'oeil vitreux mais circonspect, les pieds de Florent, qui la tête dans les perches, installe les projecteurs à 8 mètres du sol.

 

Vautrée sur la console lumière d'où j'essaye de l'aider dans les réglages,  et proche de l'asthénie, je commence à m'inquiéter de cet " équilibrisme " nocturne me disant que l'autre pourrait bien se réveiller (pas JL mais le fantôme) et scier un des barreaux de l'échelle … et là, ce serait le cocotier !

 

Prudent, Florent descend et nous décidons de remettre à demain … enfin à tout à l'heure … la conduite ! Je ne sais donc toujours pas à quoi va ressembler l'aspect final de mon spectacle … On nage en plein délire !

 

Fermeture porte - bip bip code - tourner clé de contact - rentrer maison …

 

6 heures du matin on ne se laisse pas abattre café/croissant/dodo … tout habillée parce que chaque minute compte pour … 3heures.

 

Ben voyons ! même plus peur ...

5ÈME RÉPÉTITION (publié le 09.07.16)

 

Nous pensions avoir vaincu avec brio toutes les entraves et autres bâtons fichés dans les roues de notre train train théâtral par un planteur d'aiguilles pour poupées vaudou, mais il nous fallu bien admettre que d'autres épingles malicieuses devaient être planquées quelque part dans les environs car nos mésaventures ont continué …

 

En effet, la personne chargée de récupérer les clés de notre salle de répétition,  frappée d'une amnésie passagère a oublié de le  faire … et comme nous sommes jeudi et que le jeudi la mairie est fermée l'après-midi (voir rubrique 4ème répétition) nous nous retrouvons contraints de répéter , soit dans la salle de la cure (20m 2) soit dans la rue (beaucoup plus large mais pas très commode) … A moins de nous recycler dans un flash mob endiablé (le mot est juste) je ne vois pas ce que la vingtaine de personnes qui me rejoindra tout à l'heure pourra bien faire sur le bitume, sans écran/draps, sans lumière et sans coulisses ???

 

C'EST REPARTI …

 

Coups de téléphone tous azimuts, course effrénée dans toutes les rues du village, crise aiguë de sudation excessive … le trouillomètre à zéro et les zygomatiques en berne nous tentons de trouver une solution.

 

Mais voilà que, HOSANNA, Philippe, notre cher président de l'Association MERCI, connaît bien le premier adjoint, (je profite d'ailleurs de ce petit potin pour le remercier vivement), après un petit appel de sa part, voilà qu'il résout in extrémis le problème pour nous.

Récupération des clés du Paradis (voir encore rubrique 4ème répétition) par Agnès dans le débit de boisson du coin et ré-intégration du lieu avec une jubilation non dissimulée …

 

Enfin, nous pouvons tout installer avant que les comédiens arrivent.

Ouf ! on a eu chaud.

 

Pour nous remettre de cet entracte, malgré tout bien maîtrisé, nous dressons, avec l'aide des premières

arrivées un petit buffet campagnard comme on les aime.

Bichonner nos gentils saltimbanques est pour nous un devoir.

Nous étalons donc saucisson, fromage, terrine, pain, chips, petits gâteaux et bien sûr bouteille de vins, d'eau et de jus de fruit .

Les sorciers et autres gourous malfaisants n'ont qu'à bien se tenir …

Les autres peuvent venir nous les attendons de pieds fermes et de mains de maîtres.

 

Pendant ce temps, nous tendons nos draps, installons nos lumières et plaçons les accessoires.

La répétition est programmée à 19h00 précise, ma conduite est parfaitement agencée, nous commencerons donc à … 20h00 . MAIS C'EST PAS VRAI !!!

Retards, papotages, oubli de l'horaire … rien ne me sera épargné.

 

Mais comme d'habitude : un problème, une solution …nous changeons donc l'eau en vin.

Philippe arrive avec un cubi de rosé et nous transformons, en un claquement de bouchon, le retard en un moment convivial de rencontre, de présentation mutuelle et de joie.

Tout est rentré dans l'ordre, bref tout est pour le mieux.

 

Ordre est donné à chacun de répéter sa partition dans son coin jusqu'à ce que je donne le signal de départ pour que le premier, et dernier, filage tous ensemble commence.

 

Il faut être un peu fou pour tenter cette expérience en si peu de temps mais ne dit on pas que ce sont les fous qui changent le monde ?

 

Alors je le dis et le re-re-dis " A coeur vaillant rien d'impossible ".

 

 

Je regarde alors, émue par tant d'investissement généreux et désintéressé, tous ces comédiens pour qui la passion et l'humanité justifient leur geste gracieux. Ils sont, pour sûr, à l'image des MANGINI, et ont vraiment leur place dans cette aventure et sur cette scène.

J'en suis toute bouleversée et, même s'il n'en laisse rien paraître, notre président l'est aussi (si si il me l'a dit … après)

 

Pour l'anecdote, n'ayant toujours pas la possibilité de projeter les images, les films et les lumières de la scénographie (rubrique 4ème répétition … si si allez voir !) je dois donc à chaque changement de scène, d'acte ou de situation, imiter les tchou tchou du train, annoncer haut et fort la couleur qui sera projeter, simuler le bruit de la fumée et fredonner les premières notes de musiques qui accompagneront la-es différentes scènes … je vous le répète : RIEN NE ME SERA ÉPARGNÉ !

 

Fin du filage, je fais mes retours (ou plus simplement mes critiques) afin que chacun puisse optimiser son jeu pour la fois prochaine.

Ne devrais je pas écrire la FOI prochaine ? … car nous en aurons bien besoin, étant donné que la prochaine fois est celle de la générale.

 

MAIS OÙ SONT PASSÉS LES 18 MOIS NÉCESSAIRES A LA CRÉATION DE CE  SPECTACLE ???

 

Bon, Françoise relativise ça pourrait être pire  … chaque mauvais tour est déjoué immédiatement alors, il n'y a pas de raison de s'inquiéter , TOUT VA BIEN … enfin je crois …

 

Jean-Pascal membre de l'association MERCI, scénariste d'une partie des films et homme à tout faire à ses moments perdus (et ils sont nombreux en ces temps) nous rejoint. Il tente (avec beaucoup d'imagination et d'humilité) de déjouer l'abstraction qui lui est imposée pour imaginer comment il va pouvoir filmer la générale. Saint homme qui doit (comme nous tous d'ailleurs) faire preuve d'une confiance absolue en notre bonne étoile qui a, il faut bien se l'avouer, de fâcheuses tendances à roupiller en ce moment.

 

Tout le monde a l'air ravi.

En guise de prologue à cette soirée, nous reprenons notre ballet hebdomadaire. On vide la scène, on range, on se dé-costume, on se rhabille, on se salue et on se quitte jusqu'à la fois prochaine.

 

Petit debriefing satisfait entre chefs puis retour à la case départ en passant par la mairie mais sans recevoir les 20 000 € au passage de la case chance … dommage ça nous aurait bien aidé !

 

Prochain rendez vous pour l'installation du matériel et les essais de la scénographie (films, images, son, lumière, ombres etc. …) ENFIN !

 

ENFIN je vais pouvoir visualiser les idées que j'ai eues et que j'ai essayé de transmettre mentalement à chacun des protagonistes de l'histoire.

ENFIN ils vont voir de quoi sera fait le décor virtuel de leur spectacle.

ENFIN je vais savoir si j'ai eu l'inventivité nécessaire.

ENFIN je vais pouvoir transformer l'essai et marquer au but … ENFIN j'espère !

QUATRIEME REPETITION (Publié le  07 Juillet)

 

Comme le hasard n'existe pas, alors que je cherchais un remplaçant au comédien disparu,

un ancien de ceux de ma troupe s'annonce à la maison pour un apéritif improvisé.

 

Très rapidement et sans avoir a l'affliger de questions ou de supplications diverses, il accepte manu militari (le mot est juste)

de remplacer au pied levé le déserteur.

 

YOUPI ! Je savais bien qu'à chaque problème, il y a une solution … je respire.

 

Et ZUT c'était sans compter le sortilège qui plane sur nous … ça recommence !

La tête dans mon petit nuage,  j'oublie que la mairie de Sain Bel est fermée le jeudi après midi et par conséquent, nous n'avons pas les clés de la salle pour répéter. Car nous sommes jeudi après-midi !!! La guigne !

 

Quelques coups de téléphone et beaucoup de sueur plus tard, nous récupérons ENFIN les dîtes clés comme s'il s'agissait de celles du Paradis.

Sauvés … une fois de plus !

 

On dirait un opéra tragi-comique où les esprits se chamaillent pour savoir qui gagnera la partie. La vie c'est du théâtre, taquineries, galéjades, drames, mimésis, poésie, grimaces, histoires ...

 

Bref, comme les comédiens que nous sommes, nous jouons à ouvrir la porte, désactiver l'alarme et à nous installer.

 

Guillaume, le nouveau venu, est immédiatement intégré et étonne chacun en sachant déjà son texte

sur le bout du doigt .

 

De plus, il me fallait deux figurants pour une scène particulière. Et les voilà, comme sortis d'un chapeau de magicien, costumés et prêts à relever le défi de la presque seule répétition. Ils sont drôles, enthousiastes, efficaces.

 

Décidément  la vie c'est du théâtre. Le bon esprit a gagné !

 

Malgré l'absence d'un des comédiens (et oui rien n'est parfait … et puis, deux gains en une seule journée, on ne va pas se plaindre tout de même !) la répétition est rondement menée et profitable à chacun.

Vivement la prochaine !

 

On rejoue le prologue à l'envers, on range, on active l'alarme et on ferme la porte.

 

Prêts pour l'Acte 5 ...

TOURNAGE DU FILM (Publié le 5 Juillet)

 

Pour le troisième acte de la pièce, concernant la dernière génération des MANGINI ainsi que les personnalités qui les ont entouré et,

au vu du nombre infinitésimal (avez vous remarqué que dans ce mot il y a le mot infini … j'exulte !) de comédiens dont nous

disposons, j'ai décidé de le présenter sous forme de film.

 

Film que j'intitule d'un facétieux sobriquet :  "Potins mondains".

 

Il s'agira donc d'anecdotes, de cancans, de commérages bref du papotage entre deux aristocrates autour de ces personnages

qu'il nous reste à découvrir.

 

J'assisterai donc le très bon et très beau (ce qui ne gâche rien) réalisateur Jean François GALATA dans sa tâche.

 

Mettant tour à tour les casquettes d'assistante, de directrice d'acteur, d'opératrice, de cuisinière … je suis, avec enthousiasme, le déroulement de la journée au rythme des prises de vues.

 

Nous installons le matériel et réaménageons le décor, de la sublime maison qu'on nous a aimablement prêtée pour le tournage, en intérieur du XIXème siècle.

Quelques bougies allumées plus tard, Jean François lance le premier  " Ça tourne ".

 

J'assiste (le mot est juste) à la belle prestation de mes deux comédiens (l'adjectif possessif me donne une audace maternelle) nous montrant leur satisfaction de participer à cette aventure en nous offrant volonté, talent, et patience.

Pour la petite anecdote, le poulet qui a servi d'accessoire au repas bourgeois, sera  notre pitance à la pose casse-croute. Après quelques réjouissances gustatives, nous reprenons le tournage pour un deuxième acte.

 

Cette fois encore, autour d'un feu de cheminée crépitant, les mondains semblent plus vrais que nature fumant cigares et sirotant brandy  …

 

Je joue quant à moi les metteurs en scène star en me vautrant dans une méridienne qui me tend les bras.

Jean François dirige les opérations en main de maître. Il propose, je décide … le bonheur quoi !

 

Voilà, la journée est terminée. Timing parfait. Nous sommes dans les temps et, malgré la fatigue, satisfaits du résultat.

 

Il reste au réalisateur de faire le montage et à nous, d'aller nous reposer un peu avant la prochaine répétition. " Coupez ! "

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