les 8 / 9 / 10 Juillet 2016

Saint Pierre La Palud

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LA SAGA MANGINI

Découvrez au fil des semaines des extraits de la grande Histoire

(Texte Laurence JAILLARD, Sources Maurice BERTHAULT)

 

Laurence JAILLARD s'est plongée dans les textes, les documents, les articles des « hommes de l’art » - à savoir historiens et spécialistes - elle a déroulé en une cinquantaine de pages la Saga Mangini. Sur un mode enlevé et le plus vivant possible. Tentant de cerner, derrière les multiples réalisations de Lazare, Félix, Lucien, Léon, Henri… la personnalité de ces hommes exceptionnels. Et de mettre en scène toute cette époque propice aux inventions et à l’audace. Ce texte a servi de base au spectacle qui vous sera proposé pendant ces trois jours de fête à Saint Pierre la Palud.

 

L’idée est aussi que ces pages deviennent un livret. Mais pour cela, il vous faut nous aider et aller à la rubrique :

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QUE TURBINE LA LOCOMOTIVE DE MARC SEGUIN (publié le 30.05.2016)

 

Son invention la plus spectaculaire est la chaudière tubulaire, réalisée en 1825 et dont le brevet d’invention est déposé en 1828. Cette chaudière tubulaire va littéralement doper le train-train des locomotives à vapeur.

Celles-ci jusque là utilisaient la chaudière d’un Anglais, Georges Stephenson. Marc Seguin échange beaucoup avec l’Anglais mais il veut améliorer sa chaudière. Qu’elle performe beaucoup plus ! Point trop de détails techniques, voici toute l’affaire : Marc Seguin comprend que la quantité de vapeur produite par une chaudière est proportionnelle à la surface présentée au feu. Il imagine donc une chaudière dans laquelle une cinquantaine de tubes de petit diamètre sont traversés par les flammes. Une formidable quantité de vapeur se dégage alors ; et on peut voir la cheminée fumante de la locomotive à l’opposé de la chaudière et ses longs tubes.

La chaudière tubulaire a différentes applications mais la plus spectaculaire concerne les locomotives. Sur la base d’une locomotive façon Stephenson, il place sa chaudière tubulaire. Le résultat est stupéfiant : là où la loco façon Stephenson se trainait à peine à la vitesse de 10 km/h, celle dopée par la chaudière tubulaire file à plus de 50km/h.

L’INVENTEUR GÉNIAL MARC SEGUIN (publié le 23.05.2016)

 

Marc Seguin naît à Annonay en Ardèche le 20 avril 1786. On découvre dans son ascendance Joseph et Etienne Montgolfier, ses grands oncles.

 

Les fameux frères Montgolfier venaient d’inventer peu avant sa naissance, en 1783, des « objets » volants et ventrus pouvant emmener l’homme dans les airs. Ces  ballons à air chaud, dûment nommés montgolfières, annoncent la formidable conquête du ciel par les hommes.

 

Les frères ont-ils transmis leurs gênes d’inventeur à leur petit neveu ? On peut le penser quand on considère à quel point Marc Seguin invente, créé tous azimuts. Il est vrai qu’il suit une formation scientifique à Paris où il côtoie son grand oncle Joseph Montgolfier, alors démonstrateur au Conservatoire des Arts et Métiers.

LAZARE, UN HOMME PLEIN D'HONNEUR ET DE GENEROSITE (publié le 16.05.2016)

 

Lazare s’enracine dans cette terre de Ste Foy l’Argentière et pour mieux le proclamer, fait une demande de naturalisation auprès du maire de cette commune. Le discours fort élogieux de l’élu, en 1846, pour officialiser cette naturalisation montre bien les qualités de Lazare … et en dit long sur les valeurs de l’époque. Voici les mots du maire « Lazare, un homme plein d’honneur et de générosité... c’est à l’industrie de cet étranger que la commune doit son bien-être… sa charité envers le malheureux lui a mérité le juste titre de « soutien de la veuve et père de l’orphelin »… ses sentiments politiques sont jugés modérés et en parfaite harmonie avec nos institutions… sa fortune est évaluée généralement à quatre à cinq cent mille francs. »

 

Bien parti sur les chemins de la houille et sa fortune allant grandissant, Lazare obtient plus tard le fermage des mines de houille de Longpendu en Saône et Loire.

ET VOILÀ LAZARE MANGINI (publié le 30.04.2016)

 

C’est bien lui, le patriarche de cette tentaculaire famille : Lazare Mangini, italien donc. Il nait le 26 juillet 1802 à Torriglia, un village perché dans la montagne appartenant au duché de Gênes. Son père exerce le métier de chaudronnier-fondeur. On devine une famille modeste et travailleuse. Un sens de l’ouvrage bien fait, une façon de se coltiner la rugueuse matière, d’empoigner la technique à pleines mains. Lazare est sorti de ce terreau là, sa vie si active et entreprenante en témoignera.

 

Il quitte son Italie natale

 

Il quitte son Italie natale - ce serait pour des raisons politiques, peut-être, peut-être pas – et il émigre en France où on le voit apparaître dans la région lyonnaise vers 1823. En 1832, il épouse à Lyon Louise Rolland, une jeune orpheline de 18 ans dont il aura quatre enfants. Ceux-ci méritent d’être mentionnés car par ses enfants, Lazare Mangini se lie à la famille Seguin d’Annonay en Ardèche au destin tout aussi actif et entreprenant. On découvrira plus loin à quel point l’autre patriarche qui forme tandem avec Lazare Mangini, Marc Seguin, se montre un inventeur stupéfiant. A l’esprit bouillonnant.

LA FAMILLE MANGINI, QUELLE HISTOIRE ! (publié le 26.04.2016)

 

Parler de la famille Mangini, dont le patriarche l’Italien Lazare Mangini arrive dans la région en 1823, revient à tirer le fil d’une considérable pelote. Plus on tire sur le fil, plus on découvre à quel point Lazare Mangini et sa descendance, ses familles alliées, ont marqué le territoire de Lyon, Sainte Foy l’Argentière, Saint Pierre la Palud, l’Arbresle et bien au delà.

 

Quand on déroule la pelote

 

Quelques exemples de ce que dévoile peu à peu cette pelote au fil du temps et jusqu’à nos jours : le chemin de fer Saint Etienne-Lyon, l’assèchement des marais des Dombes, le château de la Pérollière à Saint Pierre la Palud, l’extraction de houille à Sainte Foy l’Argentière, un sanatorium à Hauteville, le château des Halles, la Société d’Enseignement Professionnel du Rhône ; cette SEPR, encore en activité, est devenue à présent le premier centre de formation initiale professionnelle de Rhône-Alpes, alignant des formations aux métiers de bouche, bijouterie, électronique, automobile, métiers d’art…

 

Continuons encore un brin et voilà qu’arrivent des ponts suspendus, par exemple celui sur le Rhône entre Tournon et Tain l’Hermitage, une remarquable invention, la chaudière tubulaire, qui sextuple la puissance des locomotives, une annexe de l’hospice lyonnais de la Charité à Giens dans le Var, 128 maisons construites essentiellement pour les ouvriers dans les quartiers populaires de Lyon et alentour

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